Previously on God Save My blog, je vous racontais que j’avais récupéré un tas de vinyles de chez mes parents et que je comptais en parler ici.
[OK. Donc ça, c'était il y a... un paquet de temps. Je tiens à préciser que le titre 1 jour /1 disque ne voulait pas dire que je prévoyais de poster chaque jour un article sur un vinyle. Non, ce n'est pas mon genre (en vrai, mon genre c'est ... euh non laissez tomber). Ça voulait juste dire que lorsque je posterai un article intitulé 1 jour /1 disque, il s'agira d'1-jour-où-je-parlerai-d'un-certain-disque. Oui, je sais, c'est confus, moi même je ne me comprends plus. D'autant qu'aujourd'hui ça ne veut rien dire puisque je vais parler de 2 disques. Enfin bref, ne vous attendez pas à voir chaque jour un post, y en aura pas. Voilà, voilà.]
Donc…
Afin que vous gardiez encore un peu une image de moi "cool" (parce qu’évidemment vous pensez que je suis hyper supra old mais cool… please ?), j’ai choisi de vous montrer ces deux perles de ma collection :
Le vrai disque du jour, c’est Running up that Hill (parce que Babooshka, c’est un disque que j’ai eu beaucoup plus tard lors d’un échange avec une copine, long story…).
Et celui-là, je me souviens précisément du jour où je l’ai acheté. J’hésitais entre Sting (Russians) et ce Kate Bush.
Alors j’ai demandé à ma mère si elle avait un avis sur celui que je devais acheter et, visiblement dégoûtée par Sexy Kate sur la pochette, elle m’a encouragée à acheter Sting "parce c’est plus récent".
OK, analysons ça : "plus récent" ? D’abord j’ai trouvé cette remarque bizarre (on n’achète pas parce que c’est "plus récent" – à la limite, on achète parce que ça date un peu trop et que l’on risque de ne plus le trouver dans le commerce dans une semaine), mais surtout ça me plaisait de faire le contraire de ce que ma mère me disait de faire donc j’ai acheté ce Kate Bush qui me rappellera toujours ce moment de pseudo rébellion débile.
Mais ça me rappelle surtout qu’un jour, mes enfants aussi auront leur période con (et que ça arrivera beaucoup plus tôt que je ne l’imagine…)
Maintenant examinons la pochette. Ça ne vous rappelle rien ? Moi, en voyant tout Paris placardé des affiches de Hunger Games il y a quelques mois, j’ai pensé que le photographe avait décidé de tout pomper sur Kate Bush. Même la moue de Jennifer Lawrence est comparable.
Par contre Jennifer Lawrence/Kate Bush c’est vraiment le grand écart. Aimer Kate Bush à 10 ans, et cette chanson en particulier, c’est cool aujourd’hui mais à l’époque c’était pas un truc de CM2, ni de 6e d’ailleurs. Ne vous méprenez pas, je suis dingue de cette chanson mais elle est…. étrange. On a l’impression d’entendre des zombies dans les choeurs, le texte est limite et le clip n’est guère mieux : la chorégraphie de Diane Grey (qui je connaissais par coeur parce qu’on n’avait pas de DS en 1985), les robes japonaises et surtout le passage des masques, c’était vraiment du Aphex Twin avant l’heure. Il est fabuleux, ce clip mais c’est un peu Sexy Kate au royaume des morts. Dire que j’hésitais entre ça et une chanson sur la tristesse d’être russe. On va dire que j’étais mûre pour mon âge. Ce qui est sûr, c’est qu’aujourd’hui ça me rend super fière.
Mais tous mes disques ne sont pas des fiertés. Oooooh non…
Après Kate, il va falloir que je tente de montrer un disque plus gai, plus idiot, plus honteux. On dit d’ici 3 mois ?

Je suis en train de lire I Want My MTV en ce moment qui raconte toute l’histoire de la chaîne pendant les années 80. Et en fait tu te rends compte que même les mecs qui concevaient les clips n’avaient aucune idée de ce qu’ils faisaient ou racontaient. Ils se disaient : "tiens, on va mettre un mec avec un masque" ou "tiens, on va mettre un singe, non, un singe avec des nains et ça va se passer au moyen-âge" et la maison de disque signait un gros chèque parce que, de toute façon, plus c’était barré et "jamais vu", plus ça faisait vendre de disques.
Maintenant, quand je vois un clip de cette époque (comme celui-là), je ne peux m’empêcher de penser à ça. Juste du grand n’importe quoi.
Ah c’est marrant, maintenant que tu me dis ça, je crois bien que ça fait partie des livres que j’ai mis dans mon panier Amazon (comme des centaines d’autres) mais sans jamais le valider ! Ceci dit, dans le cas de Kate Bush, c’était souvent elle qui avait une idée bien précise de ce qu’elle voulait pour ses clips. Je ne sais pas exactement pour celui-là mais je sais que pour Cloudbusting, elle savait exactement comment elle voulait raconter cette histoire (vraie) et était allée demander elle-même à Donald Sutherland s’il acceptait de jouer le rôle principal. Mais ce que tu dis explique beaucoup de choses sur tous ces clips étranges que nous ont fourni les années 80 !