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Je n’alimente plus vraiment ce blog.
D’abord parce que je ne sais plus quoi y mettre, ensuite parce que j’essaie tant bien que mal d’apporter ma contribution à des sites plus professionnels, mais aussi parce que, il faut bien l’admettre,  je suis une grosse feignasse.

Et pourtant me revoilà avec une nouvelle “catégorie”, me lançant dans un chantier que je ne suis même pas sûre de terminer. Et c’est comme ça pour tout : je me jette sur un bouquin et puis je le laisse prendre la poussière au bout de 50 pages, je prends des cours de guitare et j’abandonne au bout de 2 mois, je décide de retaper une pièce de mon appartement et elle peut rester en chantier pendant des années.
Je devrais sûrement faire un travail sur moi-même pour résoudre ça, mais en même temps j’ai toujours trouvé que le plus important, c’était de se lancer.

Donc, voilà. Je reviens juste de chez mes parents avec un paquet de 33t et 45t que j’écoutais de 9 à 14 ans environ. Ils étaient enfouis dans une malle depuis que j’ai quitté la maison familiale.
Pourquoi ai-je attendu tant de temps pour les récupérer, me demanderez-vous ? Parce que j’ai toujours pensé qu’ils risquaient moins d’être volés chez mes parents que chez moi (oui, c’est tordu mais bon… c’est juste que j’y tiens beaucoup).

2012 sera donc l’année de l’achat d’une platine vinyle et du retour des disques chez “maman”.

Bienvenue à la maison, mes disques chéris. Pour l’occasion, je vais vous exposer, vous prendre en photo, parler de vous. Comme ça si un jour vous êtes volés, il me restera un peu de vous (tordu, j’ai dit…)

Donc, c’est parti :

Vous vous souvenez de Tracie Spencer ?
Perso, je l’avais rangé dans un des dossiers classés “sans importance” de mon cerveau. Mais en réécoutant ce disque afin de me rappeler ce dont il s’agissait, mon ventre a produit des spasmes de bonheur et mon cerveau 2 éclairs de clairvoyance :

  1. Je me suis dit que Tracie Spencer chantant “Symptoms of true love” sonnait comme une mini-Whitney Houston période “I wanna dance with somebody”
  2. Qu’elle devait maintenant être choriste

Je suis tombée tout près de la cible. Il se trouve que Tracie a commencé sa carrière musicale en chantant “How will I know” de Whitney Houston lorsqu’elle avait 10 ans, ce qui lui a permis de devenir la grande gagnante d’un télé-crochet. Et, après une carrière musicale honorable (mais qui n’a plus vraiment franchi l’Atlantique, ni même le Pacifique) elle a été choriste pour Kanye West et 50cent et aussi joué les mannequins et actrices. On a vu pire.

Elle avait 12 ans au moment de la sortie de Symptoms of true love, j’en avais un an de plus.
Je me demande si elle écoute cette chanson de temps en temps. Moi, depuis que j’ai retrouvé ce disque, je l’écoute très souvent.
Welcome Home.

On a tous un chanteur qu’on suit depuis l’enfance ou l’adolescence, non ?

Moi, j’en ai 2 : Madonna et Kylie.

J’ai toujours aimé l’une de façon inconditionnelle (The big M.) mais quand Kylie m’est apparue, on aurait dit une version édulcorée et politiquement correct de Mado  : elle était toute mignonne, petite avec des boucles d’or, semblait naïve et chantait des chansons sur l’amour pendant que Madonna avait déjà basé son image et ses chansons sur une sexualité débridée.

Madonna, c’était la femme mûre, sûre d’elle, une femme de pouvoir (un peu rebelle) que je rêvais d’être.
Kylie, c’était la jeune fleur qui venait tout juste d’éclore (en 1987 : elle avait 19 ans), la fille que tout le monde aimait, la meilleure copine idéale.

Je n’ai jamais eu envie de la voir en concert et je n’ai qu’un seul de ses albums (une veille cassette de la période S.A.W.) mais j’ai toujours aimé ses singles et j’ai surtout l’impression de l’avoir vu grandir et d’avoir moi-même grandi avec elle :

- son premier grand rôle à la télé : Charlène dans Neighbours, avec un brushing à rendre jalouse Farrah Fawcett

- son premier single : The Locomotion (élue chanson tarte de l’année 1987)

- son premier amour : Jason Donovan, le chéri de toute adolescente un peu neuneu de 12 ans (moi comprise)

- son premier acte de rébellion : quitter Jason pour Michael Hutchence (d’INXS)

- son deuxième acte de rébellion : quitter l’écurie Stock/Aitken/Waterman

- des chansons trop explicites qui (selon moi) ont engendré son passage à vide de plusieurs années (avec quelques éclairs de génie comme ce duo avec Nick Cave )

- son retour fracassant grâce à un mini-short doré qui a fait  fantasmer les hommes désormais prêts à découvrir une Kylie-femme fatale.

- ses déceptions amoureuses multiples

- son combat contre le cancer du sein

- son addiction au botox

Plus de 30 ans de vie professionnelle et médiatique. 25 ans de carrière musicale, putain.

Jamais je n’aurais pensé qu’une petite actrice de soap opera australien aurait une aussi longue carrière. Comme quoi.

Bon anniversaire, Kylie.

Petite, quand je regardais Punky Brewster à la tv, je voulais non seulement être Punky, mais surtout avoir sa chambre.
Parce que, bon sang, sa chambre était dingue !
Punky et ses copains avaient dessiné des paysages flashy sur un mur, des fleurs de toutes les couleurs sur un autre, un soleil sur la fenêtre et son ami Eddie lui avait même fabriqué un lit-charrette. C’était vraiment la Classe.

 Si j’en rêvais c’est surtout parce que cette chambre féérique, je ne l’avais pas.
Ok, vous non plus. A vrai dire, personne n’avait ça.
Mais moi, j’avais pire que « pas ça ».

Retour en 1981 : j’ai 6 ans et mes parents achètent une maison.
Des chambres sont créées dans le grenier et j’attends impatiemment le jour où l’on ira acheter le papier peint qui transformera ma mansarde en chambre cosy.
Une chambre jolie et girly : c’est tout ce que je veux.

Reconstitution de la chambre de mes rêves (à 6 ans)

Sauf que, le fameux jour de l’achat crucial de ma vie, une copine m’invite chez elle.
Pas de bol : aveuglée par ce que je crois être une bonne nouvelle, je choisis d’y aller plutôt que d’acheter le papier peint parce que j’ai une confiance absolue en ma mère. Et si ma mère m’assure qu’elle fera le bon choix pour le papier, c’est qu’elle le fera.
Après tout, j’ai demandé du rose fuchsia et, a priori, vu la simplicité de ma demande, c’est ce que j’aurais.
A priori.

Pas de bol encore : ce jour là, chez Casto-Merlin, il y a une promotion sur les papiers peints roumains du début du règne de Ceausescu. Vous voyez, le genre de truc hideux que l’on met sur un mur juste pour cacher les traces d’humidité, parce qu’il faut bien et que ce n’est pas cher. Bref, le truc dont personne ne veut.

Sauf ma mère.

Et le fait qu’ils soient en promo altère visiblement son sens esthétique. Parce qu’un papier peint marron avec des fleurs, des carrés et des ronds, c’est quand même très loin de l’idée que je me fais du fuchsia.
Pour couronner le tout (sûrement ravie de l’économie réalisée) ma mère achète, en bonus, à un lino « caca d’oie » avec des losanges blancs.

Papier peint similaire à celui acheté par ma mère (sauf que le mien était plus moche...)

Pendant ce temps-là, il y a mon moi de 6 ans en train de faire du air karaoké sur Nikka Costa dans la chambre de ma meilleure amie et qui ne sait donc pas encore que je suis sur le point d’avoir droit à 2 revêtements moches pour le prix d’1…
Fin d’aprem’, je reviens toute guillerette de ma super journée et ma mère, très fière, me montre les horreurs achetées.

Big Bang dans ma tête.
Je crie, je pleure, je la supplie de ne pas les coller. Rien à faire, le budget familial et la ténacité de ma mère ignorent mes supplications, « mais enfin, il est très joli, ce papier peint ! » (Aujourd’hui je me souviens des paroles du générique de Punky Brewster : “Maybe the world is BLIND or just a little UNKIND…”)
Je vous assure : si j’avais su que ce papier allait être la première chose que je regarderais le matin pendant plusieurs années, je me serais peut-être un peu plus battue…

Finalement j’obtiens un compromis : un mur (sur 4) de la chambre sera simplement beige. Mon unique bouffée de liberté se trouvait donc dans ce mur beige, concédé par ma mère afin que je puisse « y coller des affiches ».
J’avais 3 murs et un sol horribles, mais pour ma chère maman, l’endroit où je devais coller mes affiches était sur le seul mur potable de ma chambre !!

Fastforward sur les années de honte : l’embarras de mes copines à la découverte de ma chambre communiste (et je peux vous assurer qu’une copine de 6 ans ne fait rien pour cacher son dégoût) et les tentatives de recouvrement par différents posters :

- 1982 : Un dessin de Pierrot la Lune (Pierrot, c’était tendance en 82, enfin dans les chambres de petites filles)

- 1987 : Un calendrier de Miami Vice (de préférence les mois illustrés par une photo de Don Johnson)

Le calendrier le plus cool de l'année 1987

- 1988 : Un poster de Bros (à l’époque, j’avais fait le vœu d’épouser le chanteur Matt Goss, ça rigolait pas)

- 1990 : L’affiche du film Cry Baby (Johnny Depp Reprezent !)

- 1992 : Un poster de Beverly Hills 90210 (que j’utilisais surtout comme modèle afin d’imiter le trait de eye-liner de Shannen Doherty)

Malgré ces affiches, dès qu’une nouvelle copine entrait dans ma chambre, elle était avertie avant même de la franchir « je te préviens : le papier est super moche ».
Au pire, elle se moquait. Au mieux, j’avais droit à un silence gêné.

Enfin, à 19 ans, je quitte la maison.
Ma mère, qui n’est pas à une contradiction près, me propose de choisir le papier que je veux afin de retapisser ma chambre pour mon départ.
Il a donc fallu que je quitte le cocon familial pour que ma mère accepte de changer le papier peint de ma chambre !
Je choisis finalement un papier fuchsia, celui que j’attends depuis 13 ans. On passe 2 jours à tout retapisser, on se moque du papier peint roumain et ma mère me propose de garder un bout en souvenir parce qu’ « il est tellement joli ». Cette fois, je vois qu’elle se fout de moi. C’est une rigolote, ma maman.

Depuis, cet objet de honte est devenu la grosse blague de la famille. De temps en temps, je ressors le fameux bout de papier peint de la malle dans laquelle je l’ai précieusement gardé et on se bidonne. Ce papier, certaines copines m’en parlent encore.

Le pire, c’est que j’envisage même de l’encadrer pour l’accrocher chez moi. Et quelque chose me dit que ça irait parfaitement dans la chambre de mes enfants…

Cher Papa Noël

Cher papa Noël,

Pour Noël 2011 et pour l’année 2012, comme tout le monde, je voudrais amour, gloire, beauté, santé et épanouissement personnel pour mes proches (et pour moi-même please) mais voici aussi ce que j’aimerais :

- Que mes enfants se lèvent tard

- Un appartement parisien avec 4 chambres. Et un jardin. Et tout en étant au 7ème étage. Et sans vis à vis

- Rentrer dans un pantalon taille 36

- Aller à une soirée qui surpasse la meilleure soirée que j’ai passé de ma vie

- Trouver des Shredded Wheat en France (Trouvé – merci papa Noël)

- Que ma (pas-toute- jeune) voisine du 5e ne mette plus son jogging rose fuchsia et, accessoirement, qu’elle ne traite plus personne de “sorcière”

- Savoir préparer un repas d’”adulte” entier avec facilité ET en aimant ça

- Trouver la platine vinyle de mes rêves (presque trouvé grâce à ma super copine Béné ! )

- Aimer tellement un album que j’en connaîtrais toutes les paroles par coeur

- Qu’au moins un de mes enfants me batte à Just Dance (C’est bon, merci papa Noël, mon “moyen” fils me bat désormais sur Pump up the Jam )

- Savoir me faire des smokey eyes

- Savoir me faire des smokey eyes en 2 minutes top chrono

- Avoir de quoi me faire des smokey eyes

- Apprendre à jouer parfaitement de la guitare en 1 heure

- Avoir des cheveux naturellement rouges

- Des billets Eurostar gratuits

- Un appartement à Londres gratuit

- Comme avant, être capable de boire deux pintes de bières dans la même soirée sans que ça me file la migraine

- Voir les Bangles en concert

- Ressusciter Ian Curtis

- Avoir plus d’inspiration pour ce blog

Ouais.

Au ciné, je ne supporte pas* :

- que l’on mange des bonbons en faisant un bruit d’arrachage de papier cadeau de Noël (ou du popcorn en mode “ruminant”)

- les types -parce que c’est toujours des mecs- qui cognent nerveusement mon siège parce qu’ils n’arrivent pas à calmer leur jambe (ou bien il n’arrive pas à calmer autre chose, et alors là ça me dérange encore plus)

- les bandes de potes qui font une comparaison de leurs baskets en les étalant sur les fauteuils de devant

- les deux amoureux qui se pelotent pendant tout le film et leur french kiss bruyant

- les minettes qui passent leur temps à envoyer des sms pendant le film

- les jeunes et leurs pointeurs laser (projection de Titanic il y a 15 ans, bonjour!)

- les films mal projetés du Gaumont Convention (et pourtant je continue d’y aller…)

- Ceux qui parlent pendant les films (mais je tolère les commentaires et même les popcorns pendant les grosses comédies ou les films d’horreurs – oui, je sais, c’est spécifique)

Une fille en mode "j'ai payé alors je fais ce que je veux, hein !"

Et encore, je me suis améliorée. A 20 ans, je ne supportais pas que mon petit ami arrive pile au début du film ou aille au petit coin avant la projection…
Aujourd’hui je suis (un peu) plus “sereine”, ma liste de cinéphobies s’est sérieusement réduite, je le jure !

Donc cette semaine, j’avais enfin trouvé un créneau pour aller voir mon nouveau copain dans Shame au Gaumont Parnasse.
J’arrive la première dans la salle de 400 places et m’installe au milieu du 5e rang (oui, c’est précis, parfois je me mets au 4e mais ça dépend de la taille de la salle).
Et là, dans cette grande salle encore vide, un couple d’environ 60 ans vient s’installer juste à côté de moi et allonge la liste des choses que je ne supporte pas au ciné :

- ceux qui viennent se coller à moi (sans même laisser un fauteuil d’espace entre eux et moi) alors que la salle est encore vide

- ceux qui préfèrent parler fort plutôt que d’essayer de se faire discrets et de parler bas afin de ne pas partager leur conversation avec toute la salle.

Donc ce couple, ou plutôt la femme, qui était à côté de moi, avait décidé de me pourrir ma séance.
Ca a commencé par la lecture du magazine Gaumont : à voix haute, avec des commentaires idiots (“Di Caprio dans J. Edgar ? mais c’est qui ce J. Edgar ?”), parfois drôles (“La vache, Di Caprio, on dirait qu’il a vingt ans de plus. Remarque : il A vingt ans de plus !”).

Ensuite la femme a décidé de commenter chaque publicité, chaque bande-annonce, chaque mouche qui volait dans la salle :

- pendant la bande-annonce de Killing fields : “Ah ouais c’est avec le mec qui tue dans le film des frères Coen !” (elle confondait Jeffrey Dean Morgan et Javier Bardem)

- pendant une pub : “Ah le mec, on dirait que tu lui as prêté ton torse hihi !” (donc là, je me suis dis qu’ils ne devaient pas être en couple depuis longtemps pour dire un truc pareil à 60 ans)

- gloussements à la fin d’une pub à l’apparition du nom “Aqua di Gio” + gloussements à la fin d’une autre pub à l’apparition du nom “Aqua di Gioia”. Il faut vraiment que je peaufine mon italien parce que je n’ai toujours pas compris ce qui était drôle.

- ensuite il y a eu un “oh la pauvre, elle doit avoir froid”, un “Karin Viard, ah ouais je l’aime bien”, ou alors un “j’ai rien compris à la bande-annonce, t’as compris, toi ?” et autres commentaires totalement inutiles et qui avaient pourtant le mérite de faire sourire son compagnon.

J’en étais maintenant sûre à 100% : ils n’étaient pas en couple depuis longtemps.

Malheureusement pour moi, plus elle commentait, plus je bouillonnais. Et je me préparais surtout à lui demander de fermer son clapet pendant le film. Parce qu’autant je tolère ce genre de choses pendant des pubs ou bande-annonces, mais si elle fait ça pendant le film, je la tue.

Et puis le miracle est arrivé. Quand le film a commencé, elle a… fermé sa bouche.

Je me dis que c’est un véritable mystère qu’elle se soit abstenue de parler pendant 1h40. Peut-être que le film lui a vraiment plu. Ou bien elle a dormi. Ou alors c’est juste moi qui suis chiante.
Ah oui, c’est peut-être ça.

N’empêche que dès que le générique de fin de ce très beau film est apparu, elle a dit :

“Eh ben ce “Mi-cka-ël Fassbiinder” il a donné de son corps, hein”.

Et ça, ça m’a énervée.

* je précise que je supporte TOUT lors d’une séance de cinéma pour ENFANTS : les bonbons, les cris, les pipis pendant le film et les coups dans les sièges. MOTHERHOOD OBLIGE, hein.

Teenage Crush #1

Nouvelle série sur ce blog inspirée par les nombreux “crushes” que je comptabilise depuis mon adolescence. Et parce qu’il m’arrive très souvent de voir un acteur à l’écran et de dire “Hannn j’étais super amoureuse de lui quand j’étais ado”.
A croire que j’étais amoureuse toutes les minutes tant il y a d’acteurs (et chanteurs) pour lesquels je prononce cette phrase magique.

Alors je ne les citerai pas dans l’ordre, parce que figurez-vous que je ne me souviens pas vraiment du premier (Alain Chamfort ?) mais plutôt en fonction du rétablissement de ma mémoire (assez déficiente ces temps-ci).

Teenage Crush #1 m’est revenu à l’esprit en regardant Harry Potter pour la première fois hier avec mon fils. Tout à coup je le vois à l’écran.
Non, pas Dumbledore, mais on n’est pas loin : celui sur lequel je fantasmais à 13 ans a tout juste 6 ans de moins que celui qui joue Dumbledore (!) et c’est Severus Snape.

C’est à dire Alan Rickman.

Alors oui, à 13 ans, je trouvais un type de 30 ans de plus que moi complètement craquant. Et même s’il est moins séduisant aujourd’hui (et dans Harry Potter), il est sûrement ce à quoi tout homme de 65 ans aimerait ressembler : un type classe.

Alan Rickman n’est pas beau mais il a le charme d’un dandy mystérieux. Et si je fais le total des types que j’ai trouvé craquant et que je divise le tout par leur personnalité, le résultat c’est le Mystère. Il n’y a rien de plus fascinant chez un mâle (même pas le physique).

Pour moi, Alan rickman c’est Truly Madly Deeply où il revient en fantôme hanter la femme de sa vie, c’est Robin de Bois – Prince des voleurs où je le trouvais carrément plus sensuel que cette quiche de Kevin Costner (je n’ai jamais compris pourquoi Marianne se refusait à lui !) mais c’est surtout ce clip de Texas:

In Demand

Lui et Sharleen Spiteri enlacés à l’arrière d’une Rolls décapotable roulant dans la nuit. La danse sensuelle à la station service. Et la fin du clip (où je verse une petite larme).

Priceless : le commentaire d’une internaute que je vous mets ci-dessous et qui illustre parfaitement mes pensées en voyant ce clip :

“i’m addicted to this video just because of alan rickman. i absolutely melt at 0:34, 1:00, 1:18, 1:26, wishing i was at 1:40, 1:46, would kill for 2:12 thru 3:06, esp at 2:30, and almost sell my soul for 2:20, 2:41, and 2:54 thru 3:02 when he wraps his leg around me, i mean her.”

Depuis petite, je suis fan.

Fan de Madonna (9 ans)

Fan Kate Bush (10 ans)

Fan de Bruce Willis (11 ans)

Fan de Johnny Depp et Bros (12 ans)

Fan de Jason & Kylie & Rick & Sonia (13 ans)

Fan de John Hughes (14 ans)

Fan de Twin Peaks (15 ans)

Fan de Kurt Cobain (16 ans)

Fan des Happy Mondays (17 ans)

Fan des Cranberries (18 ans)

Et ainsi de suite…

Fan, mais pas groupie.

Et s’il m’est arrivé de croiser le chemin de l’une de mes idoles – ce qui arrive souvent vu que je bosse à la télé – j’ai toujours préféré les ignorer plutôt que d’avoir l’impression de les accabler. Hors de question de m’abaisser à demander un autographe ou une photo* à un simple être humain. J’ai toujours trouvé ça humiliant.
Après tout, je suis tout aussi importante qu’une Madonna (et sûrement beaucoup plus sympathique aussi)

Donc voilà, ça c’est mon discours de base.
Mais (parce qu’évidemment il y a un “mais”) je me suis toujours demandée ce qui arriverait si je venais à croiser l’une des personnes de mon “Top 3 des personnes encore vivantes que j’aimerais rencontrer” (1- Madonna, 2-  James McAvoy, 3- Michael Fassbender) parce qu’une entorse au règlement serait finalement… tolérable.

Et cela, pour des raisons simplissimes :

1- J’ai 36 ans, ça va, je vais pas passer pour une ado attardée et hystérique

2 - Ça me ferait un beau souvenir

3 – Si je ne le faisais pas, je le regretterais sûrement

Alors aujourd’hui, j’ai eu le bonheur de demander à Michael Fassbender si je pouvais me coller à lui pour une photo pendant sa pause clope, et il a accepté, avec sourire et petit mot gentil. Au risque de vous décevoir, c’était déjà énorme pour moi d’oser lui demander de faire une photo avec moi que j’allais pas, en plus, lui taper la discut’ pendant son moment de détente donc je n’ai rien à vous mettre sous la dent.

Rien… sauf la photo !

(Admire : le livre de Rob Sheffield en main, avec le marque-page J’aime lire)

*(ok, ok, j’avoue : je dois avoir un autographe très honteux réclamé quand j’avais 8/9 ans…)